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Description
Au service de la police militaire à Kitchener en Ontario, Mme Messier doit veiller à la sécurité et rapporter ceux ou celles qui sortent du camp sans autorisation. Elle est témoin d’un geste de sanction qu’elle trouve inacceptable.
Lyma Messier
A New Brunswick native, Mrs. Lyma Messier grew up in the country with two sisters and five brothers (one of whom fought overseas). On November 4, 1944, she started serving with the Canadian Women’s Army Corps in Fredericton and finished her basic training in Kitchener. She served as a batwoman with the officers and was also in the military police. Her strength of character, a legacy of her childhood, served her well in a sometimes difficult environment.
Transcript
Un pays civiliséLa seule chose que j’ai pas aimé dans ma vie, c’est quand une personne va AWOL, absence sans passe, ils appellent ça AWOL pis ils l’amènent, il fait tout le monde, toutes les filles, pis des fois il y a des hommes officiers, pis tout ça, tout aller dans un grand champ, là, comme un champ de baseball où ce qu’il y a des bancs, pis tout ça, pis il va à cette personne là, pis il commence à arracher toutes les patch de Canada pis des patch de ci, pis des, des… tous les boutons sur le… pis il reste juste en brassière pis stepines. Ça, j’ai dit ça là, moi j’étais hors de moi-même quand j’ai vu ça. J’ai dit : « what the hell is going on, here? » Une des filles, ben elle dit « faut pas… ». J’ai dit : « il peut pas faire ça, on est un pays civilisé, ici ». Pis la fille, elle pleurait. Elle voulait s’en aller avec son chum, il était matelot. Pis ils s’en allaient pis elle a été sur le bateau, se cacher sur le bateau pour… pis il a été obligé d’aller la chercher là. Ben j’ai dit : « elle a pas tué personne! » seigneur, on fait des affaires des fois qu’on a un regret après. Mais tout d’ôter son linge de même, j’ai dit, en avant des centaines, pis des centaines de personnes. J’ai dit : « c’est un vrai déshonneur! » « Qu’est-ce qu’elle a fait c’est un vrai déshonneur aussi », une caporale m’a dit. J’ai dit : « moi je te parlerai après ». C’est correct de punir quelqu’un. Leave them pay for what they did. Mais pas la stripper de même pour l’amour du bon dieu. Pis il y a ben du monde, ben des filles, pis des officiers, pis des caporales pis tout ça qui pleuraient. Ils pleuraient… ils pleuraient à pleine tête quand ils ont vu tout ça arriver. Nous autres, on savait pas. On a jamais vu ça… une affaire de même. Ah oui, il y a des filles qui ont été malades pour ça, pis ils ont dit qu’ils voulaient plus rester dans l’armée si c’est ça qu’ils faisaient au monde.