Les femmes et la guerre

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Description

Mme Messier n’est pas allée en Europe durant la guerre. Elle nous partage ses réflexions sur la place de la femme dans l’armée.

Lyma Messier

A New Brunswick native, Mrs. Lyma Messier grew up in the country with two sisters and five brothers (one of whom fought overseas). On November 4, 1944, she started serving with the Canadian Women’s Army Corps in Fredericton and finished her basic training in Kitchener. She served as a batwoman with the officers and was also in the military police. Her strength of character, a legacy of her childhood, served her well in a sometimes difficult environment.

Transcript

Les femmes et la guerreLa plupart des hommes, ils nous acceptaient. Où ce qu’on était, à Fredericton, la barrack des hommes, c’était juste l’autre bord du chemin. Il y en avait, y en avait là-dedans qui, qui aimaient pas ça. Ils disaient que c’était pas une place pour une femme. Pis tous mes amis, quand t’es de l’autre côté, là, moi j’étais sur trois draft pour aller là. J’étais dans le groupe pour aller l’autre bord trois fois, là. Ben j’ai pris la pleurésie à chaque fois. Tsé, où ce que c’est qu’ils nous mettaient dans la tente dans ce champs-là, c’était trop humide pour moi. J’ai… chronical brochitis, pis j’ai pogné l’inflammation des poumons. Pis là quand je me réveillais, les filles étaient tout parties. Ben ceux là qui ont été l’autre côté, là, ils sont tous mort à c’t’heure, d’après moi. Il m’a dit, il y avait un ange gardien pour toi, Lyma. Quand t’as manqué ça trois fois… C’est pas une place, ça, pour une femme. No way. Ça fait que les autres ont passé en travers des affaires, qui… les bombes, pis des… Pis elle c’était chauffeur de… faisait les officiers. Elle dit, tu dors, là, pis tout ce que tu vois, c’est les bombes tomber, pis tout… parce qu’ils ont tout vu ça. Pis il y en a d’autres qui y ont été, pis qui ont aimé ça. Ça c’est les différentes opinions du monde. Mais mes frères pis tout ça, ils ont dit aussi que, ils sont contents que j’aie pas été là. Moi j’avais aimé ça. Ma mère m’a dit que mon père a dit : « non ». Ma mère a dit : « j’ai assez prié que tu allais pas l’autre bord ». « Ah, j’ai dit, c’est ça qui est arrivé! » (rire) Elle a dit : « je prie pour tous les garçons, ben » elle a dit « c’est pas… » Ma mère a disait aussi : « c’est pas une place pour… » Elle dit : « comme des garde malades pis ça… ils ont besoin, ils ont besoin, là-bas… pis des femmes docteurs, pis tout ça… Mais comme des secrétaires, pis des… les autres, là… c’est pas une place pour les autres, là. »

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