C’est là vraiment que la réalité a frappé

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Description

M. Larocque évoque son souvenir des règles d’engagement et raconte que très tôt après être arrivé en Afghanistan, le malheur a frappé le Royal 22e Régiment.

Dominic Larocque

Monsieur Larocque est né en 1987 à Salaberry-de-Valleyfield, au Québec. Il s’est enrôlé à 18 ans et souhaitait devenir technicien en recherche et sauvetage dans les Forces armées canadiennes. M. Larocque a servi comme fantassin avec le Royal 22e Régiment et a été déployé en Afghanistan en 2007. L’explosion d’une bombe artisanale lors d’une mission l’a blessé sérieusement, mais il a continué à servir pendant plus de 10 ans, réussissant la plupart des tests physiques, et étant impliqué dans le sport de haut niveau. Il a quitté les Forces armées canadiennes après 13 années de service.

Transcript

Intervieweur : Est-ce que vous pouvez me parler des règles d’engagement?
Les règles d’engagement, ça remonte à loin. On avait des règles d’engagement, on les avait sur nous en tout temps, mais généralement, comme je vous dis, des fois s’il se passe des choses, on reçoit une roquette, on se fait tirer dessus, des coups de semonce pour nous agacer, surtout quand on est sur des postes d’observation. Les postes d’observation en montagne sont visibles de loin puis on peut pas faire grand-chose. Mais c’est arrivé à quelques reprises qu’il a fallu engager l’ennemi parce qu’on voyait les « splash » de départ des roquettes, des choses comme ça, on était plus en mesure de répondre aux tirs. Mais à part ça, ça remonte quand même à 10 ans, les règles d’engagement sont assez loin. Mais en général, on engageait pas sans se faire engager. De mon côté, de mon point de vue.
Intervieweur : Je crois comprendre que vous avez passé à travers des situations difficiles, est-ce que c’est possible de nous en parler un petit peu?
Plusieurs, 2007 a été une année assez difficile en général pour nous, pour l’armée canadienne. Le Royal 22e Régiment, j’ai perdu quelques amis là-bas, dont un assez rapidement, en début d’août, en fait, le 19 août pour être plus précis, j’ai perdu un de mes premiers chums avec qui j’avais fait tous mes cours de recrue, mes cours de fantassin. C’est là vraiment que la réalité a frappé dans le sens qu’on était plus en entrainement. On pense souvent dans des films, des super héros, il n’y a pas personne qui va mourir ici, ça va tout le temps bien se terminer pour tout le monde. C’est à ce moment-là qu’on a fait face à la réalité, ça pouvait arriver à n’importe lequel d’entre nous.

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