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Description
En Normandie, Claude Gibson a rencontré un jeune soldat allemand. Celui-ci fut blessé au combat et soigné par les Alliés. C’est avec beaucoup d’émotions que monsieur Gibson raconte cette histoire.
Claude Gibson
Claude Gibson was born in Ottawa. In 1941, he joined the air force. After his training in Niagara Falls, he went to Europe. Claude Gibson was sent mainly to France and North Africa. Notably, he took part in the Normandy landing. He left the army in 1946 and returned to Canada.
Transcript
LES JEUNESSES HITLÉRIENNESHitler les prenait, comme j'te dis, y étaient jeunes, c’était donné depuis neuf ans, dix ans, onze ans, douze ans j'suppose, t'sais, pis là... C'était l'gros coup, là, quand on fait l'invasion en France, fait qu'y fallait qu'y aie des soldats parc'qu'y'n avait pas assez [inaudible]. Pis c'est ça que... C'est dur... Des p'tits enfants... ben, c'tait des enfants... quinze ans, seize ans... Pis, j'me rappelle, y avait un p'tit Allemand, y avait à peine quinze ans – y app'laient ça les German Youth – puis on attendait... Y avait un nommé Saint-George, de Montréal, qui était avec moi, pis un nommé Dorion, pis on entendait... « Camarade... Camarade... » On se r'tourne, c'tait un p'tit gars... Moi, j'tais jeune, j'avais dix-huit ans, dix-neuf ans, dans c'temps-là... Oui, dix-neuf ans... Pis l'p'tit gars y était tout' ouvert, y avait tout' son ventre ouvert, hein, y avait r'çu une shell... comment c'que t'appelles ça... quand y tirent, ça explose, des morceaux, hein, pis ça avait rentré. Fait qu'là, on l'a pris, on y a ôté ça, pis y avait peur, « Camarade, camarade... Nein... Nein... » Correct, t'sais. Fait que, on l'a tighté, mis sa ch'mise en d'dans, ben tight, pis là, on l'a emm'né à notre chose de premiers soins, pis j'l'ai vu à peu près une semaine après, pis y était... y s'en r'venait. Pis j'ai essayé de voir ses parents, j'avais son adresse, pis y restait à Hambourg, en Allemagne. Pis, j'avais eu son adresse, pis j'avais essayé de voir ses parents pour dire comme quoi qu'y était correct, mais... C'tait un p'tit gars d'quinze ans, pis y était pour avoir seize ans. C't effrayant... Mais j'sais qu'le p'tit gars y est correct parc'qu'y m'a envoyé une carte de Noël, pis j'sais pas où est-ce qu'elle est, par exemple. À peu près... trois ans, deux ans après... j'y avais donné mon adresse, j'y avais laissé mon adresse, y m'a envoyé une carte de Noël. Trois ans après, j'pense, que c'était. Pis, j'voulais la garder en souvenir, mais j'l'ai p'us...