Le 6 juin 1944, le débarquement

Warning!

This video is only available in French.

Warning!

This video contains graphic content that may offend some viewers. Viewer discretion is advised.

Video file

Description

M. Doiron se parle de son débarquement sur une plage de Normandie le 6 juin 1944, des obstacles, de la résistance allemande.

Edgar Doiron

Mr. Doiron was born in Shippagan, New Brunswick. His father was a fisherman. He spent his summer vacations harvesting oysters and picking blueberries. From 14 to 19 years of age, he worked in logging camps. He enlisted when Army recruiters came to the Shippagan church. Edgar and his friends went without telling their families. Mr. Doiron was almost rejected because he did not meet the weight requirements, but after talking to the doctors, he was accepted into the military. He is the only member of his family to have gone to Europe and he participated in major battles in France, Belgium and Holland, the most memorable being D-Day. His narrative is often touching and provides food for thought.

Transcript

Mais quand c'est venu le temps du débarquement, là on s'en allait tous à Southampton, on était plusieurs milles.

Intervieweur : À quel mois vous êtes partis de vous camps pour aller vers Southampton ?

Southampton, c'était au mois de juin 1944.

Intervieweur : C'est là que vous êtes allés vers Southampton ?

Oui, le 3, le 4 et le 5 on a été là, puis il y avait des prêtres, la religion catholique, il y avait toutes les religions. Ils nous donnaient, comme si on serait mort, ils nous donnaient les derniers sacrements.

Après ça, le 6 juin, on partait de bonne heure. C'était plutôt le 5, dans la nuit, puis on est arrivés là-bas le 6.

Après qu'on a été sur la côte, la marée était basse, on avait de l'eau à la gorge, et dans la boue et puis on pesait déjà 80, en livres. Mais après quand on était dans l'eau, on avait les bottines d'invasion qui venaient jusqu'ici, à la moitié des jambes, ça c'était plein d'eau, l'habit. On avait tous de la pesanteur mais là il fallait se rendre, on avait loin à aller. Puis tout le long de la côte, il y avait des mines, c'était de la broche, c'était des collets en coppe (copper, cuivre), il y en avait beaucoup qui se prenaient les pieds là-dedans. Puis ça se lamentait, des jambes parties, ça criait maman. Mais moi je me suis rendu à la côte, on s'est rendus à la côte. On a jamais arrêté rendus à la côte. On cherchait les bunkers qui tiraient sur. Il y en avait un groupe là et puis un groupe qui avançait. On a avancé à peu près 10 à 12 kilomètres. Mais vers 4 heures, 4 heures et demie, les Allemands s'étaient regroupés et puis on a reculé jusqu'à, on était à la côte.

Meta Data