Alexander Decoteau

Alexander Decoteau était un Cree, né en 1887 dans la Première Nation Red Pheasant (Saskatchewan). Alors qu’il était un jeune homme, il a déménagé en Alberta où il allait devenir le premier officier de police autochtone au pays lorsqu’il s’est joint au corps de police d’Edmonton, en 1909. Coureur de fond exceptionnel, il a remporté la plupart des principales compétitions sportives du genre, dans l’Ouest du Canada, pendant sa carrière d’athlète. En 1912, il a été sélectionné pour participer à la course de 5 000 mètres aux Jeux olympiques de Stockholm en Suède. Il s’est qualifié pour l’épreuve finale, mais a malheureusement été affligé de crampes aux jambes, ce qui l’a empêché de faire partie des médaillés.
En 1916, alors que la Première Guerre mondiale faisait rage, Decoteau s’est enrôlé dans l’Armée canadienne. Cela ne l’a toutefois pas empêché de compétitionner; il a remporté l’épreuve de course de cinq milles lors d'une journée sportive organisée pour les militaires en Angleterre. Le roi George V qui y assistait lui a remis sa montre en or personnelle à titre de récompense.
Tragiquement, Decoteau a été tué en octobre 1917 durant la bataille de Passchendaele. L'histoire raconte que le tireur d'élite allemand qui a tué Decoteau lui a volé sa montre en or et qu'il a lui-même été tué plus tard par les camarades de Decoteau. Ils ont récupéré le précieux objet et l’ont envoyé à sa mère.
Alexander Decoteau a été intronisé au Temple de la renommée des sports d’Edmonton en 1967.
James Duffy

James Duffy est né en Irlande en 1890 et a grandi à Édimbourg, en Écosse, avant d'émigrer au Canada en 1911. Coureur d'élite dans l'Écosse de sa jeunesse, il a commencé à participer à des compétitions de courses de longue distance en Ontario, peu après son arrivée au Canada. Il s'est mérité le droit de représenter le Canada au marathon des Jeux olympiques de 1912 à Stockholm où il s'est mérité la cinquième place.
Après les Jeux olympiques, il a continué de participer à des épreuves de course. À un certain point, il a remporté une série impressionnante de sept marathons consécutifs. En avril 1914, il a gagné le marathon de Boston avec un chrono de 2 h 25 min 14 s. Plus tard, cette même année, la Première Guerre mondiale éclatait et Duffy s'est rapidement enrôlé dans le Corps expéditionnaire canadien.
Le soldat Duffy fut l'un des premiers soldats canadiens à participer aux combats lorsque son unité, le 16e Bataillon d'infanterie canadien (régiment du Manitoba), a participé à de violents combats près d'Ypres, en Belgique, le 23 avril 1915. Ceux-ci faisaient partie d'une bataille plus importante qui a vu les Canadiens tenir courageusement la ligne de front après que les Allemands eussent utilisé des gaz empoisonnés pour la première fois dans l'histoire. Tragiquement, Duffy a été tué par des éclats d'obus, pendant une contre-attaque nocturne, aux Bois des cuisiniers. Il repose au Nouveau cimetière militaire de Vlamertinghe en Belgique.
John Armstrong « Army » Howard

John Armstrong « Army » Howard est né à Winnipeg le 6 octobre 1888.
M. Howard s’est mis à l’athlétisme et a dominé les compétitions de sprint organisées dans notre pays de 1912 à 1915. Cet athlète canadien noir a surmonté les obstacles dressés par la société moins inclusive de l’époque pour se qualifier aux Jeux olympiques de 1912 à Stockholm. Malheureusement, ses espoirs de remporter une médaille ont été anéantis lorsqu’il a souffert de maux d’estomac lors de la compétition.
La Première Guerre mondiale a éclaté en 1914 et M. Howard rejoignit le Corps expéditionnaire canadien. Il a commencé son service militaire comme soldat au sein du 1er Bataillon affecté au Dépôt du Régiment du Manitoba. Il n’a pas tardé à servir en Angleterre au sein des Troupes ferroviaires canadiennes, une unité de l’Armée qui construisait et réparait des voies ferrées.
Plus tard, M. Howard a été muté aux 11e et 18e bataillons de la Réserve canadienne, des unités qui fournissaient des soldats pour renforcer les bataillons d’infanterie qui combattaient sur le front occidental. À la fin de la guerre, il servait au sein du Corps de santé de l’Armée canadienne, très probablement comme brancardier aidant à déplacer les soldats blessés.
M. Howard, qui est considéré comme le premier athlète olympique noir du Canada, est décédé en 1937 à l’âge de 48 ans. Il a cependant transmis en héritage d’impressionnantes prouesses athlétiques. Deux de ses petits-enfants – Harry et Valerie Jerome – ont également participé aux Jeux olympiques en tant que sprinteurs. Harry a d’ailleurs gagné une médaille de bronze aux Jeux de 1964 à Tokyo.
Tom Longboat

Tom Longboat était originaire de la réserve Grand River des Six-Nations, située près de Brantford, en Ontario. Un des athlètes les plus célèbres du début du 20e siècle, il a inauguré des méthodes d’entraînement encore en usage aujourd’hui. Ses prouesses athlétiques l’ont fait connaître dans toute l’Amérique du Nord et outre-mer et il est considéré à juste titre comme l’un des premiers athlètes à atteindre la célébrité au Canada. Il a contribué à faire du marathon un sport international et a remporté de nombreuses épreuves de marathon en des temps record, devançant des concurrents du monde entier. Il gagna le marathon de Boston en 1907. Favori au marathon des Jeux olympiques de 1908, tenus à Londres, mais il s’écroula à la marque du 19e mille et n’a pu terminer sa course.
En février 1916, il interrompt sa carrière de coureur pour servir durant la Première Guerre mondiale. Le soldat Longboat sert comme estafette du 107e Bataillon de pionniers du Corps expéditionnaire canadien. À une époque où les communications radio à grande échelle n’étaient pas encore inventées, il a recours à ses talents de coureur pour livrer les messages entre les unités, sur les lignes de front, en France. Cette occupation l’exposait à bien des dangers; en effet, il fut blessé à deux reprises et on l’a même déclaré mort officiellement. Malgré tout, son service dans l’Armée canadienne ne le fait pas reculer dans ses aspirations pour la course. Durant la guerre, il participait à des activités telles les compétitions de la fête du Dominion du Corps canadien en 1918.
Tom Longboat est revenu au Canada en 1919 et a été intronisé au sein de la première promotion du Panthéon des sports canadiens en 1955.
Minutes du patrimoine : Tom Longboat
Percival Molson

Né en 1880, Percival Molson était membre de la célèbre famille montréalaise du même nom. Il fut membre de l’équipe de hockey qui remporta la coupe Stanley en 1896 et était la vedette des épreuves d’athlétisme de l’Université McGill.
En 1904, il court le 400 mètres aux Jeux olympiques de St. Louis, au Missouri. Espoir de médaille dans les mois qui précèdent ces jeux, Percival Molson ne parvient toutefois pas à monter sur les marches du podium.
Plus tard, il répond à l’appel du pays pour servir durant la Première Guerre mondiale et s’enrôle dans l’Armée canadienne. En juin 1916, il est grièvement blessé dans la bataille du Mont-Sorrel, au Bois du Sanctuaire, en Belgique, ce qui lui vaut la Croix militaire. Le capitaine Molson retourne au front et combat dans les rangs du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry Regiment. Le 5 juillet 1917, il est tué au combat aux abords d'Avion, près de la crête de Vimy, en France.
Dans son testament, Percival Molson légua 75 000 dollars à l'Université McGill pour aider celle-ci à payer les coûts associés à la construction d'un nouveau stade. Officiellement inauguré en octobre 1919, le stade Mémorial Percival Molson fut nommé en l’honneur des exploits militaires et sportifs de ce héros.
Les Falcons de Winnipeg

C’est en 1920 que le hockey sur glace est devenu un sport olympique. Le Canada était représenté par les Falcons de Winnipeg, l’équipe qui avait remporté la Coupe Allan cette année-là à titre de meilleure équipe sénior masculine de hockey amateur au pays.
L’équipe des Falcons a battu ses adversaires haut la main (avec, pour couronner le tout, une victoire de 12-1 contre la Suède durant la finale) et gagné la toute première médaille d’or de hockey.
Conn Smythe

Originaire de Toronto, Conn Smythe a joué dans l’équipe de hockey de l’Université de Toronto et a dû interrompre ses études quand la Première Guerre mondiale fut déclarée. Une semaine après avoir gagné le championnat de l’association de hockey de l’Ontario, en 1915, Conn Smythe et huit de ses coéquipiers s’enrôlent dans l’armée. Il joint alors les rangs de l’Artillerie canadienne et reçoit la Croix militaire. Il est transféré au sein du Royal Flying Corps en 1917 où il occupe un poste d’observateur jusqu’à ce qu’il soit blessé par des tirs ennemis et fait prisonnier. Malgré deux tentatives d’évasion, il passe plus d’un an dans un camp allemand.
Après la guerre, Conn Smythe revient au hockey et aide à fonder les Maple Leafs de Toronto. Il est aussi l’entraîneur de l’équipe des Varsity Grads qui, en 1928, se hisse aux rangs des gagnants des Jeux olympiques d’hiver de St. Moritz, en Suisse. En dépit de la controverse entourant l’admissibilité de certains joueurs, Conn Smythe reçoit quand même la médaille d’or.
Fait remarquable, Conn Smythe s’enrôle à nouveau dans l’armée à l’âge de 45 ans, mais cette fois durant la Seconde Guerre mondiale. Pendant qu’il est aux commandes d’un bataillon d’artillerie, en France, il est blessé dans un bombardement ennemi d’un entrepôt de munitions. Le major Smythe survécut à ses blessures mais allait en porter les séquelles le restant de sa vie.
Le trophée de la Ligue nationale de hockey décerné au joueur jugé le plus utile de son équipe a été nommé en son honneur.
Jack Varaleau

Originaire de Vanier, en Ontario, James (Jack) Varaleau s'est enrôlé dans l'armée pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a servi dans l'Aviation royale canadienne pendant toute la durée de la guerre et pendant près de 30 ans avant de prendre sa retraite à la fin des années 1960.
Il devient un des haltérophiles d’élite au Canada. Jack Varaleau s’est classé au premier rang de sa catégorie aux Jeux de l’Empire britannique tenus en 1950. Dans la catégorie des poids mi-lourds, il représente le Canada en 1948, aux Jeux olympiques d’été, à Londres, en Angleterre, ainsi qu’aux Jeux d’été d’Helsinki, en Finlande, en 1952. Il a battu le record olympique du développé couché à un moment donné lors des Jeux de 1948 (même s’il terminera finalement à la sixième place).
Peu après, il fut intronisé au Temple de la renommée des sports des Forces armées canadiennes. Jack Varaleau a travaillé à la ville de Vancouver où il a contribué à l’élaboration de programmes de conditionnement physique pour les aînés. Aujourd’hui, on peut trouver le centre de conditionnement Jack Varaleau dans l’ouest de la ville, nommé en l’honneur de ce remarquable athlète et vétéran.
Les Flyers de l’Aviation royale canadienne (ARC)

Les Jeux olympiques d’hiver de St. Moritz, en Suisse, ont eu lieu moins de trois ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bon nombre des joueurs de l’équipe des Royal Canadian Air Force Flyers qui ont participé à ces jeux avaient combattu pendant la guerre.
La médaille d’or remportée en 1948 par l’équipe des Royal Canadian Air Force Flyers a été retenue, en 2000, comme meilleur moment dans l’histoire des sports des Forces canadiennes.
Gérald Ouellette

Originaire de Windsor, en Ontario, Gérald « Gerry » Ouellette s’est enrôlé dans les Forces armées canadiennes en 1955 et y a servi pendant 20 ans.
Dès l’adolescence, Gérald Ouellette présente des talents de tireur et remporte le concours de tir chez les Cadets. En 1956, il participe aux Jeux olympiques d’été de Melbourne, en Australie (sa première épreuve internationale). Gérald Ouellette y affronte alors des compétiteurs de haut niveau et remporte la médaille d’or au tir à la carabine de petit calibre en position couché après avoir atteint la cible de façon consécutive à 60 reprises, ce qui lui valut une note parfaite de 600 points. Également, il remporte un vif succès aux épreuves de tir militaire, tout comme il avait gagné le titre du pistolet d’ordonnance en 1957. Deux ans plus tard, Gérald Ouellette gagne le championnat canadien à carabine légère sportive, en plus d’une médaille d’or et de deux médailles d’argent aux Jeux panaméricains. Dans les années qui suivent, il prend part à des épreuves de haut niveau et décroche une médaille d’argent aux Jeux panaméricains de 1967.
Le capitaine Ouellette est mort à l’âge de 40 ans à la suite de l’écrasement de son avion privé, à bord duquel il était aux commandes. Il fut intronisé au Temple de la renommée des sports des Forces armées canadiennes et au Temple de la renommée des sports du Canada.
Kenneth Money

Originaire de Toronto, Kenneth Money a revêtu l’uniforme militaire, l’uniforme olympique et le costume d’astronaute. Il s’est joint à l’Armée canadienne en 1953. Pendant ses études à l’Université de Toronto, il établit un record au saut en hauteur et représente le Canada, en 1956, dans cette discipline aux Jeux olympiques d’été de Melbourne, en Australie, où il obtient la cinquième place.
Kenneth Money est devenu pilote d’avion à réaction, a fait des études avancées en physiologie et a publié de nombreux articles dans des revues scientifiques. Il a contribué à l’avancée de nouvelles connaissances dans le domaine du mal des transports et étudié les effets de l’espace sur le corps humain.
Dans les années 1980, le major Money a été sélectionné à titre de participant au Programme des astronautes canadiens dans le cadre duquel il a été membre de l’équipe de la mission Spacelab 1992. Roberta Bondar, la première femme astronaute au Canada à se rendre dans l’espace, prenait également part à cette mission. Astronaute de relève dans cette mission, Kenneth Money a collaboré à des expériences avec le Laboratoire international de microgravité et occupait le poste de communicateur des opérations durant la mission Spacelab.
En 1994, Kenneth Money recevait la Croix du service méritoire en reconnaissance de ses nombreuses contributions à la science et à la technologie.
Denis Whitaker

Denis Whitaker est né à Calgary, en 1915, et il a grandi à Toronto. Il a étudié au Collège militaire royal à Kingston, en Ontario, où il a été le capitaine des équipes de hockey et de football du Collège. Après avoir obtenu son diplôme, M. Whitaker a été quart-arrière de l’équipe de football Tigers de Hamilton (qui s’appellera plus tard Tigercats de Hamilton).
M. Whitaker s’est joint à la Royal Hamilton Light Infantry après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Grâce à son leadership et à son courage au combat, il a rapidement gravi les échelons et s’est mérité deux Ordres du service distingué pour sa participation au raid sur Dieppe, en août 1942, et à la bataille de la Rhénanie, en février 1945. Blessé deux fois, il a été nommé officier de la Légion d’honneur (en France) et commandant de l’Ordre de la Couronne (en Belgique).
Après avoir terminé son service militaire en tant que brigadier-général en 1951, M. Whitaker s’est lancé en affaires. Il a continué d’évoluer dans le monde du sport – la passion de sa vie – en pratiquant des sports tels que le squash et le ski nautique et en assumant les fonctions d’administrateur.
Il a été président de l’Équipe équestre canadienne, qui a gagné deux médailles d’or olympiques, et est devenu directeur de l’Association olympique canadienne dans les années 1970. M. Whitaker a été le chef de mission de l’équipe canadienne lors des Jeux olympiques de 1972 et de 1976 et a dirigé l’équipe qui a boycotté les Jeux de Moscou en 1980. Il a également été gouverneur du Trust Olympique du Canada.
À la longue liste de réalisations de M. Whitaker, on peut ajouter qu’il a obtenu du succès comme auteur de nombreux ouvrages populaires sur la Seconde Guerre mondiale.
Au Collège militaire royal, la Coupe Whitaker est remise chaque année au meilleur capitaine d'une des équipes universitaires, en reconnaissance de sa contribution au Canada dans les domaines du sport et des forces armées. En 1990, il a été décoré de l’Ordre du Canada et intronisé au Panthéon des sports canadiens. M. Whitaker est décédé en 2001.
Steve Cyr

Steve Cyr est né en Allemagne de l’Ouest, où son père servait dans les Forces armées canadiennes. À son retour au Canada, il s’établit au Québec et s’intéresse au biathlon alors qu’il voit, près de chez lui, des soldats de la BFC Valcartier s’entraîner dans cette discipline. À l’âge de 19 ans, il commence à prendre part à des compétitions et s’illustre rapidement en tant que biathlète d’élite. Steve Cyr s’enrôle dans les Forces armées canadiennes en 1988 et devient membre du Royal 22e Régiment.
Le caporal Cyr se distingue pour avoir pris part à trois Jeux olympiques, soit à Albertville, en France, en 1992, à Lillehammer, en Norvège, en 1994, et à Nagano, au Japon, en 1998. Son meilleur résultat aux olympiques est une huitième place. Il a participé aux épreuves du 10 et du 20 kilomètres, ainsi qu'au relais par équipe. En plus d’avoir participé à des épreuves internationales, Steve Cyr a obtenu le titre de champion canadien au biathlon en 1992, en 2000 et en 2002. Il s’est fait une fierté de représenter son régiment à de nombreuses compétitions de biathlon, au Canada et à l’étranger, et de faire connaître la victoire à son régiment à de nombreuses occasions. Steve Cyr a été intronisé au Temple de la renommée des sports des Forces armées canadiennes en 2002.
Mark Graham

Né en Jamaïque, Mark Graham est déménagé à Hamilton, en Ontario, avec sa famille lorsqu’il était enfant. Athlète exceptionnel, il a été membre de l’équipe de relais du 4 x 400 mètres aux Jeux olympiques d’été de 1992 à Barcelone, en Espagne. Bien que son équipe n’ait pas atteint les finales, les talents d’athlète de Mark Graham lui ont permis d’obtenir une bourse d’athlétisme de l’Université du Nebraska, et plus tard, de l’Université Kent State, en Ohio.
En 2004, il décide de servir la cause de la paix et de la liberté et s’enrôle dans les Forces armées canadiennes. Le soldat Graham est alors envoyé en Afghanistan avec le Royal Canadian Regiment.
Malheureusement, à 33 ans, il trouve la mort dans un incident de tir ami le 4 septembre 2006 lorsque son peloton est visé par erreur par un avion de guerre américain, lors d’une opération qui avait pour but la capture d’un fief taliban à l’ouest de Kandahar.
Mark Graham est enterré au Cimetière militaire national à Ottawa.
Sharon Donnelly

Sharon Donnelly est née à Toronto, en Ontario. Déjà, à l’adolescence, elle est nageuse de compétition de haut niveau. Elle est admise au Collège militaire royal du Canada à 17 ans et devient ensuite membre des Forces armées canadiennes.
Pendant ses années au Collège, Mme Donnelly commence à participer à des triathlons dans ses temps libres et se rend compte rapidement qu’elle possède un talent naturel. La capitaine Donnelly accumule les réussites dans le cadre de son sport. Elle est désignée athlète féminine de l'année des Forces armées canadiennes en 1995, devient championne canadienne pour la troisième fois, gagne la médaille d’argent aux Jeux militaires mondiaux en 1997, et gagne la médaille d’or aux Jeux panaméricains à Winnipeg en 1999. En reconnaissance de ses grandes réalisations, elle est intronisée au Temple de la renommée des sports des Forces armées canadiennes en 1999.
Lorsqu’il est annoncé que le triathlon sera une nouvelle épreuve aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney, en Australie, la capitaine Donnelly quitte son poste d’officier de la logistique dans la Force régulière pour être en mesure de s’entraîner à temps plein et de se qualifier comme membre de l’équipe du Canada (tout en demeurant dans les réserves de l’armée). Lors des Jeux, elle fait une chute au cours de la portion à bicyclette du triathlon, la privant ainsi de son rêve de remporter une médaille olympique. Contusionnée et ensanglantée, elle persévère tout de même et finit la course. Elle est demeurée active dans le sport, devenant même entraîneur adjoint pour l’équipe olympique des États-Unis en 2008.
Renseignements connexes
Les Jeux paralympiques et les militaires
L’origine des Jeux paralympiques remonte à la Seconde Guerre mondiale.
Les Jeux Invictus
Les Jeux Invictus sont un événement sportif international destiné aux militaires et aux vétérans et vétéranes blessés ou malades.
Le hockey et les militaires canadiens
Les liens étroits entre le hockey et les militaires canadiens remontent à plus d’un siècle.