Nouveau-Brunswick

Province Code
NB
Body Content
Ida Orser

National Memorial Silver Cross Mother Ida Orser. (Photo: courtesy of Anna Marie Belyea)

(Photo: courtesy of Anna Marie Belyea)
National Memorial Silver Cross Mother Ida Orser. (Photo: courtesy of Anna Marie Belyea)(Photo: courtesy of Anna Marie Belyea)

Mme Ida Orser, de Hartland, au Nouveau Brunswick, a été nommée la Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent) de 1992. Lors de la cérémonie nationale du jour du Souvenir tenue à Ottawa le 11 novembre 1992, elle a déposé une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada au nom de toutes les mères ayant perdu un enfant au service des forces armées du Canada.

Le 28 février 1945, son fils, le sergent Ivan Malcolm Orser, est tombé au champ d’honneur à Calcar, en Allemagne pendant son service au sein du Royal Hamilton Light Infantry.

Ida Elizabeth Orser, née Loupin, a épousé George Bliss Orser. Ils ont eu cinq enfants : Ivan Malcolm, Gerald George, Eldon Reginald, Geraldine Kathryn et Elizabeth Anna Marie.

Mme Orser s’est jointe aux Dames auxiliaires en janvier 1936, un an après leur constitution. Elle a reçu la Médaille du service méritoire et un certificat de mérite et a été nommée membre à vie des Dames auxiliaires en reconnaissance de ses loyaux services.

Town
Hartland
Start Year
1992
Body Content
Mabel Margaret Girouard

National Memorial Silver Cross Mother Mabel Margaret Girouard. (Photo: Royal Canadian Legion)

(Photo: Royal Canadian Legion)
National Memorial Silver Cross Mother Mabel Margaret Girouard. (Photo: Royal Canadian Legion)(Photo: Royal Canadian Legion)
Mabel Margaret Girouard

National Memorial Silver Cross Mother Mabel Margaret Girouard. (Photo: Royal Canadian Legion)

(Photo: Royal Canadian Legion)
National Memorial Silver Cross Mother Mabel Margaret Girouard. (Photo: Royal Canadian Legion)(Photo: Royal Canadian Legion)

Mme Mabel Girouard, de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, a été nommée la Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent) de 2010. Lors de la cérémonie nationale du jour du Souvenir tenue à Ottawa le 11 novembre 2010, elle a déposé une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada au nom de toutes les mères ayant perdu un enfant au service des forces armées du Canada.

Le 27 novembre 2006, son fils, l’adjudant-chef Robert Michel Girouard servant comme sergent-major régimentaire au sein du 1er Bataillon du Royal Canadian Regiment, a été tué dans une attaque à la voiture piégée pendant l’exercice de ses fonctions près de Kandahar, en Afghanistan.

Mme Girouard est née à Bouctouche, au Nouveau-Brunswick, et a fréquenté l’école secondaire de Bouctouche. En août 1959, elle a épousé Vincent Girouard et ils ont eu trois enfants : Pierre Joseph, Charles Vincent et Robert Michel.

Mme Girouard a travaillé comme téléphoniste et agente de bureau pour la compagnie New Brunswick Telephone. Elle est maintenant à la retraite.

Town
Bathurst
Start Year
2010
Body Content
Gisèle Michaud

National Memorial Silver Cross Mother Gisèle Michaud. (Photo: © Amy Zambonin/Metropolis Studio)

(Photo: © Amy Zambonin/Metropolis Studio)
National Memorial Silver Cross Mother Gisèle Michaud. (Photo: © Amy Zambonin/Metropolis Studio)(Photo: © Amy Zambonin/Metropolis Studio)
Gisèle Michaud

National Memorial (Silver) Cross Mother Gisèle Michaud. (Photo: Royal Canadian Legion)

(Photo: Royal Canadian Legion)
National Memorial (Silver) Cross Mother Gisèle Michaud. (Photo: Royal Canadian Legion)(Photo: Royal Canadian Legion)

Mme Gisèle Michaud à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, a été nommée la Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent) de 2014. Elle est la cinquième mère du Nouveau-Brunswick à être nommée par la Légion royale canadienne. Lors de la cérémonie nationale du jour du Souvenir tenue à Ottawa le 11 novembre 2014, elle a déposé une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada au nom de toutes les mères ayant perdu un enfant au service des forces armées du Canada.

Le 28 juin 2009, son plus jeune fils, le caporal-chef Charles-Philippe Michaud, a été blessé après avoir mis le pied sur un engin explosif improvisé pendant qu’il patrouillait dans le district de Panjwayi, au sud-ouest de la ville de Kandahar, en Afghanistan. Il a été transporté dans un hôpital de Québec où il est décédé quelques jours plus tard, le 4 juillet. Le caporal-chef Charles-Philippe Michaud a un frère aîné, Denis.

Mme Michaud est née et a grandi à Edmundston, au Nouveau-Brunswick. En 1971, elle a épousé Conrad Michaud. Elle a travaillé dans le domaine de la vente au détail, et est maintenant à la retraite.

Elle a honoré la mémoire de son fils dans le cadre de plusieurs événements commémoratifs, par exemple, elle a accueilli à Edmundston chaque année un important groupe de soldats de l’ancien bataillon du caporal-chef Charles-Philippe Michaud le jour de l’anniversaire de son décès et le jour du Souvenir. En novembre 2010, Mme Michaud s’est rendue à Kandahar avec son mari et son fils Denis.

Town
Edmundston
Start Year
2014
Body Content
Debbie Sullivan

National Memorial Silver Cross Mother Debbie Sullivan. (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

(Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)
National Memorial Silver Cross Mother Debbie Sullivan. (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)(Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

Debbie Sullivan a grandi à la campagne près de Saint John au Nouveau-Brunswick. En plus d’élever deux enfants pleins d’énergie, elle a travaillé en tant que conseillère en intervention d’urgence, comme camionneuse, et a servi dans la Réserve de l’Armée canadienne. 

À titre de Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent), Mme Sullivan a été appelée, le 11 novembre 2020, au nom de toutes les mères canadiennes qui ont perdu un fils ou une fille lors d’opérations militaires ou dans l’exercice de leurs fonctions normales, à déposer une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada. Elle verra aussi au cours de l’année à s’acquitter de d’autres fonctions rendant hommage à ceux et celles tombés au champ d’honneur de tous les conflits. 

Elle a perdu son fils, le lieutenant Chris Saunders, le 6 octobre 2004, alors qu’il servait avec la marine. 

Jeune fille, Debbie était membre de l’Église Unie Westfield et de sa chorale, Canadian Girls in Training, et des Cadets de la Marine. Suivant l’obtention d’un diplôme en administration de la Rothesay Regional High School, elle a poursuivi ses études en secrétariat juridique au Compu College à Saint John. La naissance de son fils Christopher en 1972 fut suivie de celle de sa fille Mélissa quelques années plus tard. 

Lorsque ses enfants étaient jeunes, Debbie a apporté un soutien bénévole aux personnes âgées pour les aider à gérer des entreprises et à payer leurs factures, ainsi qu’à se créer un réseau pour obtenir l’aide nécessaire. Plus tard, en tant que conseillère en intervention d’urgence et membre d’un groupe de travail multidisciplinaire sur l’intervention d’urgence, elle a fait du bénévolat aux services de police régionaux de Rothesay et de Saint John. Debbie a ensuite servi dans la Réserve de l’Armée canadienne de 1990 à 1994, travaillant dans l’administration, la logistique et le recrutement. 

Alors qu’elle était à Halifax pour recevoir la Croix d’argent, Debbie a pu rencontrer de nombreux anciens camarades et pairs de son fils. Ceux-ci ont organisé une cérémonie spéciale pour faire d’elle une sous-marinière honoraire, ce qui l’a enchanté. « Mon mari et moi savons qu’avec de jeunes femmes et hommes comme eux, notre avenir est entre de bonnes mains ».

Town
Saint John
Start Year
2020
Body Content
Maureen Anderson

2024 National Memorial (Silver) Cross Mother – Maureen Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

(Photo: Royal Canadian Legion)
2024 National Memorial (Silver) Cross Mother – Maureen Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)(Photo: Royal Canadian Legion)

Maureen Anderson a grandi à Derby, au Nouveau-Brunswick, et vit actuellement à Oromocto. La vie de Maureen a commencé en Angleterre où elle est née et elle n’était encore qu’une enfant lorsque ses parents ont déménagé au Canada en 1947. Sa mère était une épouse de guerre qui a rencontré son père canadien alors que ce dernier servait en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. L’aînée d’une famille de sept enfants, Maureen s’est occupée de ses frères et sœurs dès son plus jeune âge. Elle avait toujours voulu devenir infirmière et a fréquenté ce qui était alors le Moncton Technical Institute, où elle a obtenu son diplôme d’assistante en soins infirmiers autorisée, aujourd’hui l’équivalent d’une infirmière auxiliaire autorisée.

Ceci l’amena à travailler au Centre médical de la Défense nationale et à demeurer dans l’ancienne base des Forces armées canadiennes de Rockcliffe. L’un de ses patients, Peter Anderson, allait plus tard devenir son mari (aujourd’hui décédé). Ce dernier, un vétéran de l’armée, est ensuite devenu sergent-major et a pris sa retraite en tant qu’adjudant-maître. Au moment de leur mariage, Maureen raconte qu’elle a dû quitter son emploi au sein de l’ARC en raison des règles de travail alors en vigueur à l’époque. Maureen et son mari ont élevé deux enfants : Ron et son jeune frère Ryan. Les deux garçons ont suivi les traces de leur père et se sont enrôlés dans l’armée dès qu’ils ont pu, avant même d’avoir terminé leurs études secondaires.

À titre de Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent), Mme Anderson été appelée, le 11 novembre 2024, au nom de toutes les mères canadiennes qui ont perdu un fils ou une fille lors d’opérations militaires ou dans l’exercice de leurs fonctions normales, à déposer une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada. Elle verra aussi au cours de l’année à s’acquitter de d’autres fonctions rendant hommage à ceux et celles tombés au champ d’honneur de tous les conflits.  

Elle a perdu son fils, le sergent Ron Anderson, en raison d’une accumulation d’expériences tragiques à l’étranger qui ont conduit à son suicide en 2014. Au retour de sa deuxième mission en Afghanistan, il n’était plus lui-même. Il voulait être seul et a été diagnostiqué avec un trouble de stress post-traumatique. La santé mentale de son fils Ryan s’est également détériorée plus rapidement après sa mission en Afghanistan. Lui aussi a été diagnostiqué avec un trouble de stress post-traumatique et sa santé a pris un autre coup assez rapidement après le décès de son frère, et il est devenu de plus en plus isolé. Il est décédé en 2017.

Sgt. Ron Anderson

Sgt. Ron Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

(Photo: Royal Canadian Legion)
Sgt. Ron Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)(Photo: Royal Canadian Legion)

Ryan Anderson

Le sergent Ron Anderson était membre du Royal Canadian Regiment (RCR). Il a servi à Petawawa, en Croatie, en Bosnie, et au Kosovo, et participé à deux missions en Afghanistan.

Né le 27 mai 1974 à Lahr, en Allemagne, là où ses parents vivaient à l'époque, Ron a compris très tôt ce qu'il voulait faire. Enfant très actif et plein d’énergie, l'un des signes précurseurs de son désir ultérieur de s'enrôler était le passe-temps favori qu'il partageait avec son jeune frère Ryan. « Quand ils étaient enfants, ils jouaient à des jeux de guerre », se souvient sa mère. Ron a donc commencé avec les cadets, puis s'est engagé dans la milice en Nouvelle-Écosse, avant de poursuivre sa formation à Gagetown (N.B.) et de devenir membre de l'Armée canadienne.

Selon Maureen, ses fils parlaient rarement de leur rôle et de leurs actions dans les forces armées, y compris leur service à l'étranger; or, ils ont clairement été affectés par leurs expériences. Elle pense qu'une accumulation d'événements tragiques à l'étranger aura conduit Ron à mettre fin à ses jours en 2014. À son retour de sa deuxième mission en Afghanistan, Ron avait changé. Il voulait être seul. On lui avait alors diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

Maureen se souvient notamment d’un fait marquant, soit que Ron avait reçu une citation pour avoir sauvé la vie d'un petit garçon blessé en Afghanistan, et ce, dans des conditions particulièrement périlleuses. « Il a prodigué les premiers soins, et je devine qu'il était entouré d'Afghans avec toutes ces armes pointées sur lui », raconte-t-elle. Ses actions face au danger ce jour-là ne l'ont pas surprise. « C'était bien lui, dit-elle, c'était un dur, un dur à cuire. Cela ne l'aurait pas dérangé. »

Mais Ron n'avait jamais révélé à ses parents qu'il avait reçu cette citation, et ce n'est qu'après son décès qu'elle l'a apprise. « Il était très fier, il ne voulait pas de mise en scène, ni de publicité », dit-elle. Elle et son défunt mari ont reçu plus tard le certificat qui accompagnait sa citation et l'ont accroché avec fierté dans leur maison.

Ron avait quatre enfants. Son fils Bryce sert présentement au sein des Forces armées canadiennes.

Sgt. Ryan Anderson

Sgt. Ryan Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

(Photo: Royal Canadian Legion)
Sgt. Ryan Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)(Photo: Royal Canadian Legion)

Ryan Anderson

Le sergent Ryan Anderson était membre du Royal Canadian Regiment (RCR). Il a servi à Gagetown et à Yellowknife, ainsi qu'en Bosnie, en Éthiopie, en Haïti, et aussi en Afghanistan aux côtés de son frère aîné Ron.

Né le 19 février 1979 à Oromocto (N.-B.), Ryan était presqu'aussi actif que son frère Ron et s'adonnait aux arts martiaux. Il a pratiqué le taekwondo et le karaté, et il s'en tirait très bien de se rappeler sa mère Maureen.

Il a également compris très tôt ce qu'il voulait faire. Dès qu'il a pu, Ryan s'est joint à la milice en Nouvelle-Écosse, puis il s'est entraîné à Gagetown (N.­B.) où il est devenu membre de l'Armée canadienne.

Maureen décrit les changements de personnalité de ses deux fils à leur retour d'Afghanistan. Ils n'étaient plus aussi enjoués, drôles ou heureux que par le passé. Ils étaient plutôt « calmes » et elle a tôt fait de remarquer que la santé mentale de Ryan se détériorait plus rapidement, son état affectant également d'autres aspects de sa vie. Chez lui aussi un syndrome de stress post-traumatique (SSPT) lui avait été diagnostiqué.

Maureen se souvient bien des effets du SSPT et du fait que Ryan, qui vivait dans le même immeuble, l'appelait parfois pour qu’elle lui rende visite au milieu de la nuit… ce qu’elle ne pouvait jamais lui refuser.

« Je me sortais alors de mon lit, allais à son appartement et nous prenions des cafés; je m'asseyais avec lui et je l'écoutais ». Parfois, ils regardaient tout simplement des vidéos clips musicaux. « Parfois il pleurait, et je lui demandais ce qui n'allait pas, ce à quoi il me répondait ‘je ne sais pas’. Je ne regrette pas de l'avoir fait… heureusement que je l'ai fait! », confie-t-elle.

Maureen évoque comment la santé de Ryan s'est à nouveau rapidement dégradée après le décès de son frère, et qu'il s'isolait davantage. Il est malheureusement décédé en 2017. Ryan et son frère recevaient tous deux avant leur décès une aide pour lutter contre le SSPT.

Au moment de son décès, Ryan laissait derrière lui deux enfants.

Town
Oromocto
Start Year
2024