Outre-mer après la guerre

Des héros se racontent

Outre-mer après la guerre

Transcription
Moi j’ai été, après la guerre, quand j’ai été outre-mer j’ai vu les endroits où est-ce que les Allemands étaient. J’ai vu que... il y avait un endroit, je sais que... je pense que c’est à Dieppe même que il y avait... l’endroit là qui avait... des rochers. C’est que quand les Canadiens ont essayé d’atterrir là, ils lançaient des câbles, des grappins pour monter sur les rochers pour atterrir, mais les Allemands avaient creusé le rocher par en arrière puis avaient fait des bureaux dans ça. C’était tout un quartier dans ça. Et puis ils avaient ouvert comme des trappes dans le rocher même. Fait que quand ils voyaient des soldats monter, ils pouvaient les tirer sans que les soldats les voient. Quand j’ai été là moi c’était un peu après la guerre puis là le maire de la ville, c’est un... il était considéré comme un Nazi comme les Français disaient, puis lui, il avait fermé le musée parce que c’était un musée de guerre qui avait fermé parce que, une fois qu’ils ont pris la France, ils ont pris possession de ça. Il y avait toutes les armes des Allemands qui étaient là puis la machinerie. Puis ils ont fait un musée avec ça, en plus de tous les objets qui avaient été perdus en mer quand ils ont essayé d’atterrir; des chars d’assaut puis ces choses-là. Ils avaient tiré ça de la mer puis ils avaient fait un musée avec ça. Je me souviens que le musée était fermé, puis vu qu’on était vétérans nous autres on avait vu le maire puis le maire avait fait ouvrir le musée que les vétérans puissent le voir. Fait que ça a fait une expérience. Interviewer : Êtes-vous retourné souvent? Êtes-vous allé souvent sur le terrain de l’Europe ou voir? Après la guerre j’ai été là cinq fois, ouais. J’ai été pour certaines cérémonies; le 40e anniversaire, 45, 50e de la guerre. Parce que j’étais président, j’ai été, au niveau national, j’ai été officier au niveau national pendant 22 ans, j’ai été président national. J’ai été le seul Canadien-français qui a été président national de la Légion canadienne. Pour ce poste-là j’allais en Europe assez souvent.
Description

M. Garceau a fait son service militaire au Canada mais il est allé souvent en Europe à titre de président de la Légion canadienne.

Gaston Garceau

Né à Hull (Québec) M. Garceau fait partie d’une famille de 10 enfants dont 6 joindront les forces armées canadiennes. Après s’être enrôlé dans l’Aviation Royale canadienne, M. Garceau subit un accident au doigt qui l’oblige à faire sa carrière militaire dans le domaine de l’administration, au Canada. Il ne verra pas le front ou même l’Europe avant de devenir président national de la Légion canadienne après la Seconde Guerre mondiale.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Durée :
2:29
Personne interviewée :
Gaston Garceau
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Emplacement géographique :
Dieppe
Branche :
Aviation

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