La Légion

Des héros se racontent

Transcription
Interviewer : Parlez-moi un peu de votre rôle après la guerre. Comment vous avez participé soit à la Légion ou ailleurs? Comment j’ai participé c’est... il faudrait que je sois situé à peu près. Hull, j’étais comme je te dis, j’étais au centre de Hull. Notre cour arrière, tu pourrais dire, était quasiment avec la cour arrière des édifices de la rue Principale. Au coin de la rue Principale, il y avait un hôtel appelé l’Hôtel Windsor. Les propriétaires de ça c’étaient des Boucher. Un d'eux autres c’était un vétéran de la guerre... de la Première Guerre mondiale. Puis lui il avait dans le coin de l’hôtel, il avait toujours un commerce qui était là; un barbier ou un magasin de chapeaux, ces affaires-là. Lui, il vidait ce commerce-là au mois d'octobre. Il mettait le monde dehors puis il faisait une exposition des objets de guerre et puis sa campagne de coquelicots. Alors nous autres, étant voisins d'eux autres, on était toujours à l'hôtel puis on les connaissait, puis on allait voir ces (inaudible) là quand il faisait l'ouverture de son musée de guerre, comme on l'appelait, pour sa campagne de coquelicots. Fait que c'est comme ça qu'on a su à propos de la légion. Et puis... quand j’étais dans les forces armées, j’ai pris des cours d’éducation, pour avancer mon éducation, et c’était tenu par la Légion canadienne, les Chevaliers de Colomb, ces affaires-là. J’ai su que la Légion canadienne fournissait des patins pour patiner, des skis pour skier, bien des affaires de sport, ces affaires-là. Mais quand je suis revenu par ici, bien ce type-là était encore là, ce musée-là. Et puis un soir, j’étais encore en uniforme puis je m’en allais sur mon... je pense que je m’en allais au théâtre, quelque chose de même... Je passais puis lui, il arrivait à l'hôtel. Il m'a arrêté puis il m’a dit « Gaston, comment ça va? Qu’est-ce que tu fais ici ? » « Bien, je suis transféré à Ottawa là. » Il dit « Qu’est-ce que tu fais de bon? » « Pas grand chose. ». « Bien, viens-t-en, on va aller prendre une bière avec nous autres, on a une assemblée de la Légion en dedans. Fait que, on était à l’hôtel puis lui était propriétaire de l’hôtel mais il était waiter le soir, à la taverne. Puis là il y avait des gens de la Première Guerre mondiale, puis là j’ai entré dans la Légion. J’étais encore dans l’armée. Je suis rentré là puis j’ai été dans la Légion depuis ce temps-là. Ça fait 60 ans que je suis dans la Légion. Interviewer : Pourquoi est-ce que vous croyez que la Légion est importante pour les anciens combattants? Je pense que... quand on voit l’historique de la Légion, tout ça, c’est eux autres qui ont mis les lois qui protègent les vétérans au Canada. J’ai fait plusieurs des pays et puis... en représentant de la Légion... plusieurs des pays du Commonwealth et puis le Canada c’est le seul pays qui a soin de ses vétérans autant qu’on l’est. J’ai vu plusieurs pays, l’Angleterre, la France, les pays du Commonwealth, l’Australie... Ils n’ont pas le même professionnalisme pour aider aux vétérans que le Canada. Ça, ça a été fait par la Légion. Parce que les légions en étant formées ensemble depuis 1926 et surtout après la Deuxième guerre, on dirait qu’il y avait plusieurs des députés qui... puis des ministres au fédéral qui étaient vétérans. Et puis eux autres ils ont commandé pas mal les affaires des vétérans et puis ça a aidé. Surtout quand on a eu des vétérans, des ministres aux affaires des vétérans, comme George Hees qui était là, qui était un ancien vétéran blessé de la guerre. Alors eux autres ils connaissaient les troubles que les vétérans avaient puis ça a aidé pas mal. Le Canada c’est celui... le pays qui a le meilleur soin pour les vétérans qu’il y a.
Description

M. Garceau raconte comment et pourquoi il a joint la Légion canadienne.

Gaston Garceau

Né à Hull (Québec) M. Garceau fait partie d’une famille de 10 enfants dont 6 joindront les forces armées canadiennes. Après s’être enrôlé dans l’Aviation Royale canadienne, M. Garceau subit un accident au doigt qui l’oblige à faire sa carrière militaire dans le domaine de l’administration, au Canada. Il ne verra pas le front ou même l’Europe avant de devenir président national de la Légion canadienne après la Seconde Guerre mondiale.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Durée :
4:12
Personne interviewée :
Gaston Garceau
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Emplacement géographique :
Canada
Branche :
Aviation

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