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Description
M. Aubé raconte comment ses proches ont vécu l’Halloween alors qu’il était déployé et comment les gars en déploiement vivent les occasions spéciales.
Transcript
Intervieweur : Lors de votre service, Étienne, au pays ou à l’étranger, vous avez manqué des occasions spéciales à la maison, comment avez-vous vécu cela?
À l’époque, j’étais vraiment conditionné, j’aimais beaucoup mon travail, j’aimais. Ma conjointe était, j’avais tout son support. J’ai manqué plusieurs Halloween que j’étais pas là. Même qu’à un Halloween, mon fils était très jeune, je pense qu’il avait un an et demi. Ils sont allés dans le coin de Montréal passer l’Halloween. Il y a un monsieur qui a ouvert la porte pour donner des bonbons et il était rasé comme moi. Mon fils, ça faisait tellement longtemps qu’il ne m’avait pas vu qu’il s’est mis à pleurer, il criait papa, il pensait que c’était moi. Des occasions comme ça, il y en a eu beaucoup. Plusieurs.
Intervieweur : En service, comment les occasions spéciales sont-elles célébrées.
En déploiement, souvent, ce qu’on faisait, on se rassemblait. C’est sûr qu’on appelait à la maison et les gars devenaient nostalgiques, mais nous, Noël, pas Noël, le lendemain matin ou le même soir on partait en patrouille, on savait que nos proches festoyaient, ils avaient du fun, on n’était pas là, on manquait quelque chose, mais la mission continuait. On se supportait, on se supportait beaucoup, puis on faisait attention aux uns comme aux autres.