M. Peanut

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Description

Mme Fortin-Poulin explique comment elle a rencontré son mari et décrit son enrôlement.

Rolande Fortin-Poulin

Mrs. Fortin-Poulin was born in L’Islet-sur-Mer in Quebec, on January 25, 1925 and enlisted in 1942. She had training in Rockcliffe and Trenton, Ontario. She was employed in a publications depot. During the war, she reached the rank of corporal in the Royal Canadian Air Force Women’s Division. She was demobilized in November 1946.

Transcript

MONSIEUR PEANUTOn était assis tout prêt l'un de l'autre et puis – faut qu'je vous dise : c'tait un très bel homme – et, c'qui... y mangeait tout l'temps des cacahouètes pendant les cours et tout l'monde l'avait baptisé Monsieur Peanut. Alors, y attirait les regards et tout ça. Et y s'intéressait beaucoup à une de mes amies. C'tait une ancienne de la marine qui était avec nous autres et puis, moi, j'le trouvais intéressant, mais coudonc, y était avec une des amies, ça fait que j'disais rien, mais là, tout d'un coup, les choses ont changé. J'ai été mariée 51 ans avec lui.Lui, quand y s'est enrôlé, sa famille était – y v'nait d'une famille nombreuse... y était l'quinzième, le dernier d'la famille – et là, tout l'monde était contre ça, l'enrôlement, dans la famille. Ça fait que, y est allé s'enrôler, y est allé au bureau d'recrutement, pis là, y l'a pas dit à personne. Et, quand y est arrivé au bureau d'recrutement, c'était un cousin qui était l'officier recruteur. Alors, y a dit à son cousin : « Moi, j'veux aller apprendre l'anglais là... J'veux pas rester à Lauzon là. J'm'en vais apprendre l'anglais. » Fait qu'son cousin dit : « OK. J'te mets avec les Dragoons. Tu vas t'en aller tout suite à Camp Borden »Alors, pendant une semaine, y s'rapportait à Lauzon, pis sa famille pensait qu'y allait travailler à son p'tit emploi qu'y avait et puis là, au bout d'une semaine, y a eu son uniforme, pis là y a été obligé d'leur dire... Le drame... Pis, plus tard, y était dans... y travaillait un soir pour remplir les messages et tout ça, pis y rentre un message disant qu'y était licencié, sa famille avait fait des démarches ici, pis y était licencié, y pouvait r'tourner à la vie civile. Le lend'main matin, le commandant le convoque puis y dit : « T'as d'mandé ton licenciement ? » Mon mari dit : « Pas du tout. C'est mes frères, pis mon père qui ont d'mandé ça. » Alors le commandant y dit : « Qu'est-ce que tu veux faire, toi ? » Mon mari dit : « J'veux rester ici. » Fait qu'le commandant dit : « Tu restes ici... »

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