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Étude sur le revenu : Rapport sur les vétérans de la force régulière — Sommaire

Objectif

L’étude sur les revenus est une composante du programme de recherche de l’Étude sur la vie après le service militaire (EVASM). Ce rapport examine le revenu relatif et le revenu familial à l’aide de la Mesure de faible revenu (MFR) de Statistique Canada, et décrit les tendances et les différences en matière de revenu entre les sous populations, au sein d’une population plus large.

Méthodologie

Statistique Canada a procédé au recoupement de 36 638 dossiers du ministère de la Défense nationale (MDN) relatifs au personnel des Forces canadiennes (FC) libéré entre le 1er janvier 1998 et le 31 décembre 2007 et des dossiers fiscaux généraux des familles entre 1997 et 2007 et a produit des tableaux en se fondant sur ce couplage de données.

Résultats

Le revenu total moyen des vétérans était de 62 000 $ pendant l’année précédant la libération, puis a grimpé pendant l’année de la libération en tant que telle, pour enfin diminuer après la libération. En 2007, le revenu des vétérans libérés entre 1998 et 2007 était en dollars constants (à l’exclusion des prestations d’invalidité versées par Anciens Combattants Canada). Par la suite, le revenu total moyen a repris sa pente ascendante pour, au bout du compte, dépasser le niveau qu’il avait avant la libération. Comparativement au revenu de l’année précédant la libération, le revenu après la libération a connu une baisse de 10 p. cent en moyenne au cours des trois premières années suivant la libération. Les baisses de revenus diffèrent considérablement d’un groupe à l’autre. Les femmes subissent une baisse de revenus de l’ordre de 30 p. cent et les personnes libérées pour raisons médicales connaissent une baisse de revenus de 29 p. cent, tandis que les revenus des vétérans qui ont servi de 10 à 19 années ont baissé de 21 p. cent et que les officiers subordonnés voient leurs revenus augmenter de 27 p. cent. Les groupes qui ont connu les baisses de revenus les plus importantes après la libération étaient plus susceptibles d’être des clients d’Anciens Combattants Canada (ACC).

Nombreux sont les vétérans qui touchent des prestations d’assurance emploi après leur libération. Dans l’année suivant la libération, la proportion de vétérans qui bénéficient de l’assurance-emploi est de 17 p. cent. Cette proportion diminue chaque année après la libération. Plus d’un tiers (35 p. cent) des vétérans ont touché des prestations d’assurance emploi au moins une fois après leur libération. Le plus haut taux de vétérans ayant touché des prestations d’assurance emploi étaient ceux de Terre Neuve (60 p. cent) et ceux qui ont été libérés alors qu’ils avaient le grade de soldat (59 p. cent). Les taux les plus bas ont été constatés chez les officiers supérieurs (8 p. cent). Si 35 p. cent des vétérans ont touché des prestations d’assurance emploi à au moins une occasion après leur libération, moins de 3 p. cent d’entre eux en ont bénéficié chaque année après leur libération.

Le taux relatif au faible revenu a atteint un sommet de 7 p. cent dans l’année suivant la libération, pour finalement diminuer à moins de 4 p. cent. Bien que 15 p. cent des vétérans aient, à un moment où à un autre après la libération, déclaré un faible revenu, pour certains groupes, ce taux était deux fois plus élevé. Les taux de prévalence les plus élevés ont été constatés dans les catégories suivantes : vétérans libérés entre 15 et 19 ans (41 p. cent), libérations involontaires (37 p. cent), et ceux libérés alors qu’ils avaient le statut de recrue (35 p. cent), alors que les taux de prévalence les moins élevés l’ont été chez les personnes âgées de 55 ans et plus au moment de la libération (1 p. cent). Moins de 2 p. cent des vétérans ont déclaré un faible revenu chaque année suivant leur libération, et la proportion de ceux qui ont touché de l’aide sociale a atteint un sommet de 1 p. cent dans l’année qui a suivi leur libération.

Les non-clients comptent pour 68 p. cent des vétérans de la Force régulière faisant partie de la population à l’étude, suivi de 25 p. cent des clients touchant une pension d’invalidité (PI) et de 7 p. cent des clients de la Nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC) en mars 2009. En ne tenant pas compte des incidences sur les programmes d’ACC, ce sont les clients d’ACC qui ont connu les baisses de revenus les plus importantes à la suite de leur libération, avec un taux de 32 p. cent pour les clients de la NCAC, de 19 p. cent pour les clients touchant une PI et de 4 p. cent pour les non clients. Par ailleurs, les clients de la NCAC étaient plus à risque de toucher des prestations d’assurance-emploi et d’avoir un faible revenu. Pour la plupart d’entre eux, ce fait est confirmé même après avoir tenu compte du jeune âge des clients de la NCAC. Les clients du Programme de réadaptation connaissent une baisse de revenus encore plus marquée après leur libération et étaient également plus susceptibles d’avoir un faible revenu.

Conclusion

En moyenne, les vétérans subissent une baisse de revenus après la libération. Les programmes d’ACC visent les groupes qui connaissent les plus fortes baisses de revenus. Un petit nombre de vétérans disposent d’un faible revenu. Malheureusement, la plupart d’entre eux ne sont pas des clients d’ACC.

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