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Recevoir des nouvelles de la maison

Des héros se racontent

Recevoir des nouvelles de la maison

Transcription
Intervieweur : Comment ça fonctionnait pour recevoir des nouvelles de la maison, de la famille? Les lettres étaient envoyées à Ottawa, mettons que mon épouse à l'époque envoyait les lettres à Ottawa puis de Ottawa c'était acheminé par avion sur les différents camps, un camp qui s'appelait Velika Kladuša en Bosnie. À partir de là, c'était le camp administratif de la Bosnie, côté Canada, puis à partir de là c'était transporté par véhicule, les navettes, les convois qu'on escortait, les poches de courrier étaient. Il y avait des facteurs, des maîtres-postier sur chaque base, ils triaient le courrier, notre lettre était acheminée et souvent ils mettaient ça sur notre lit, où on dormait, durant la journée, les gens qui étaient en poste recevaient le courrier, ils mettaient ça sur notre lit. Quand tu revenais le soir de ta mission, de ta patrouille, tu avais du courrier sur ton lit, un petit paquet de sucre à la crème, ce que les gens t'avaient envoyé, c'était très bon pour le moral. Intervieweur: Avez-vous une idée du temps que ça prenait, par exemple entre le moment où la lettre était écrite et le moment que vous la receviez là-bas? Compte tenu des circonstances où on était, c'était quand même bien, je dirais un 2 semaines, si tout allait bien, en 2 semaines on pouvait recevoir nos lettres. C'était pas trop déphasé. Plus les camps évoluaient, plus on avait accès au téléphone, on avait accès à du temps de téléphone et des communications un peu plus de qualité. Au début, ce n'était pas chic, il fallait, je me souviens d'une fois, pas loin d'un Noël, pour appeler nos familles, les techniciens de ligne, les techniciens de communications nous avaient organisé une ligne téléphonique avec la ligne locale du pays, où on se faisait transférer en Allemagne. Il fallait grimper au poteau avec un téléphone, ils appelaient ça le TA-43, on téléphonait en Allemagne, l'opératrice nous transférait à Ottawa au switchboard, qui nous transférait à la maison. On avait des communications de pas de qualité du tout. Intervieweur: Vous aviez droit à combien de temps? C'était très peu, 5-6 minutes parce qu'on était plusieurs, donc tout le monde voulait téléphoner. Intervieweur: Vous avez dit que c'était possible de recevoir des paquets, des choses de la maison, des exemples de choses que vous pouviez recevoir? Des sucre à la crème, des choses qui étaient non périssable, évidemment, sucre à la crème, fudge, plein de bonbons, des choses empaquetées, des choses achetées ici qu'on ne pouvait pas se procurer là-bas, du chocolat. Ça nous grimpait le moral le soir, tu reviens et il y a une bonne Caramilk qui t'attend, ça faisait du bien.
Description

M. Bellehumeur explique comment les communications avec les proches s’effectuaient et des bienfaits de recevoir des cadeaux de la maison.

Michel Bellehumeur

M. Bellehumeur est né en 1964 à Hull. Il a grandi près d’un manège militaire et a développé un intérêt pour la vie militaire dès le jeune âge. Il s’est enrôlé à 17 ans et a reçu un entrainement de chauffeur de véhicule blindé. Il a servi plusieurs tours outre-mer, notamment en Bosnie et au Kosovo. Il a quitté les Forces après 25 ans de service.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Date d’enregistrement :
3 décembre 2013
Durée :
2:36
Personne interviewée :
Michel Bellehumeur
Guerre ou mission :
Forces armées canadiennes
Emplacement géographique :
Bosnie
Campagne :
Bosnie
Branche :
Armée
Unité ou navire :
Royal 22e Régiment
Occupation :
Infanterie

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