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Matelot de 1re classe (à la retraite) Kay McGlennon

Kay McGlennon, née à Midland, en Ontario, a servi dans les Forces armées canadiennes (FAC) pendant 29 ans au total. Son instruction et son service l’ont emmenée d’un bout à l’autre du Canada, d’Esquimalt à Halifax, et dans plusieurs villes entre celles-ci. Elle a également servi outre-mer pour appuyer des missions des FAC sur le plateau du Golan et en Bosnie. Elle valorise la cohésion, le travail d’équipe et, surtout, la famille.

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Matelot de 1re classe (à la retraite) Kay McGlennon

Pendant qu’elle étudiait l’art et le design d’intérieur au collègue Georgian à Barrie, en Ontario, McGlennon a commencé à songer à une carrière au sein des FAC. Même si deux de ses oncles et l’une de ses grands-tantes avaient servi pendant la Seconde Guerre mondiale, l’idée ne lui était jamais venue à l’esprit avant.

« Je ne savais pas si j’étais faite pour l’armée, ou plutôt, si l’armée était faite pour moi. »

Elle s’est officiellement enrôlée dans les FAC en décembre 1973. « Je ne savais pas si j’étais faite pour l’armée, ou plutôt, si l’armée était faite pour moi. » Elle a reçu son instruction à la Base des Forces canadiennes (BFC) Cornwallis, où elle faisait partie du premier contingent de femmes à avoir un entraînement au maniement des armes sur place. « Auparavant, ce n’était que de la théorie avec les armes sur une table. Nous étions les premières femmes à suivre l’entraînement pratique et à faire des exercices de tir. »

Sa première affectation a été au 1er Dépôt d’approvisionnement des Forces canadiennes, à Downsview, tout près de Toronto. C’est là que McGlennon a eu la possibilité de travailler avec certaines des premières technologies numériques développées par les FAC. « Downsview était l’un des trois établissements qui étaient équipés des anciens ordinateurs. J’ai travaillé avec une technologie précise conçue pour le système d’approvisionnement. » Elle a également effectué des travaux de conception graphique. « J’ai eu l’occasion de mettre en pratique une partie de mes connaissances acquises au collège dans l’armée. Lorsqu’un artiste graphique a quitté son travail sans préavis, je me suis portée volontaire et j’ai occupé le poste trois semaines. »

Après quatre ans de service, elle a brièvement quitté les FAC pour donner naissance à son fils et a ensuite décidé de faire une pause dans sa carrière. « J’avais le choix de continuer ma carrière au sein des FAC, mais j’ai décidé d’être présente pour mon fils au cours de ses premières années. Mon sergent a compris ma décision. »

Lorsque son fils avait quatre ans et demi, McGlennon a pensé retourner dans les FAC, mais, cette fois, dans la Force de réserve. « Cependant, j’ai reçu un appel dans les 48 heures pour me demander de retourner dans la Force régulière. » C’est ce qu’elle a fait, cette fois à la BFC Esquimalt. Elle y a servi de 1983 à 1988.

Après son service à Esquimalt, elle a été affectée à la BFC de North Bay, où elle a reçu la nouvelle qu’elle allait partir en déploiement outre-mer pour appuyer les efforts des FAC sur le plateau du Golan.

McGlennon a servi sur le plateau du Golan pendant six mois en 1993. « Je me rappelle mon arrivée à Tel Aviv. Nous sommes entrés dans l’autobus des Nations Unies en direction du plateau du Golan. Je me demandais comment s’était déroulée l’arrivée des premiers Canadiens affectés à cet endroit. J’avais hâte de relever le défi et j’espérais que nous puissions faire aussi bien que nos prédécesseurs. » À partir de 1974, le rôle principal du Canada sur le plateau du Golan était de fournir des services de transport, d’approvisionnement, d’entretien et de communication aux forces des Nations Unies. Elle a été affectée à un quai de déchargement et était responsable d’organiser les envois et les expéditions. « Nous devions vérifier tous les papiers de douane pour nous assurer que tout était en ordre. »

Elle a participé à un deuxième déploiement outre-mer en 1999 2000. « En Bosnie, il faut être ouvert d’esprit et prêt à toute éventualité. J’ai assumé plusieurs rôles, y compris travailler directement avec des habitants de la Bosnie à notre camp. »

« Lorsque l’on sert le Canada, les gens nous remercient souvent. Je me rappelle avoir pensé : “Vous êtes aussi Canadiens. Pourquoi n’aiderions-nous pas?” »

Certains des meilleurs souvenirs que garde McGlennon de son service au sein des FAC découlent du service sur le front intérieur. Elle était à Winnipeg en 1997 pendant les inondations de la rivière Rouge. Elle travaillait sur la ligne de sacs de sable et aidait les habitants de la région. Seulement un an plus tard, elle a prêté main-forte dans des efforts de secours pendant la tempête de verglas de 1998 en tant que membre du 427e Escadron d’opérations spéciales d’aviation. « Lorsque l’on sert le Canada, les gens nous remercient souvent. Je me rappelle avoir pensé : “Vous êtes aussi Canadiens. Pourquoi n’aiderions-nous pas?” »

McGlennon a pris sa retraite des FAC en 2007. En pensant à ses années de service, elle ne peut s’empêcher de se rappeler le sentiment de camaraderie et de cohésion. « J’étais parent unique lorsque l’on m’a affectée sur le plateau du Golan. Mon message officiel est arrivé à 10 h et j’ai officiellement accepté l’affectation à 11 h. Je suis allée à la maison pour le dîner et à mon retour au travail, deux de mes collègues m’ont dit qu’ils avaient demandé à leur partenaire pendant l’heure du dîner de prendre soin de mon fils pour moi, et ils ont accepté. »

C’est sa sœur de qui a fini par prendre soin de son fils pendant son déploiement, mais elle se rappellera toujours l’aide de ses collègues.

« Je n’ai jamais regretté les décisions personnelles que j’ai prises au cours de mon service militaire et je suis fière d’avoir servi le pays. »

Avec courage, intégrité et loyauté, Kay McGlennon a laissé sa marque. Explorez d’autres histoires.

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