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Caporal (à la retraite) Francine Beaudry

Depuis plus de 40 ans, Francine Beaudry est une femme d’action et de cœur. Elle n’a jamais eu peur de s’impliquer volontairement et la passion du service militaire lui a coulé dans le sang pendant 18 ans. Fille de deux parents Autochtones, Francine n’a jamais quitté d’esprit les Forces armées canadiennes (FAC), puisqu’elle est aujourd’hui la présidente de l’Association des Vétérans Autochtones du Québec.

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Francine en 2019 au Colisée de Québec pendant la semaine des Vétérans pour la mise au jeu.

Lorsqu’on lui pose la question à savoir si elle a aimé sa longue carrière militaire, Francine Beaudry n’hésite pas : « L’armée, c’était pour moi une grosse famille ». Vétéran depuis un peu plus de 25 ans, elle demeure très engagée au sein de la communauté militaire dans la région de Québec.

Le parcours militaire de Francine s’est amorcé en Décembre 1976, alors qu’elle s’est engagée dans les FAC, après une courte carrière en tant que secrétaire dans une école primaire. Native de Joliette, Québec, elle s’est retrouvée en janvier 1977 à l’École des recrues de Saint-Jean-sur-Richelieu, dans le premier groupe de femmes cette année-là.

Elle a adoré son cours de recrue et l’a terminé première de classe, avec un trophée de tireur d’élite en prime. Francine dit en riant, « j’avais tellement aimé ça, je leur ai demandé si je pouvais le recommencer »! Elle a ensuite maintenu chaque année sa qualification de tireur d’élite jusqu’à sa retraite, en 1995.

Un an seulement après son cours, elle a reçu l’appel pour une première mission outre-mer d’une durée de six mois en Égypte, pour le maintien de la paix. Pour une telle mission, il est interdit de se servir de son arme.

« Les rebelles passaient en-dessous des clôtures [du camp]. On pouvait être attaqués n’importe quand. Comme on était à côté du canal de Suez, il y avait des ânes morts qui flottaient sur l’eau. L’odeur était épouvantable. »

Francine se souvient du danger qui guettait le campement alors qu’une attaque pouvait survenir à n’importe quel moment, et de l’odeur dérangeante qui parfumait l’air : « Les rebelles passaient en-dessous des clôtures [du camp]. On pouvait être attaqués n’importe quand. Comme on était à côté du canal de Suez, il y avait des ânes morts qui flottaient sur l’eau. L’odeur était épouvantable.

À la suite de cette première mission de paix marquante, elle a été de envoyée de nouveau outre-mer quelques mois après son retour d’Égypte. Cette fois, elle devait se rendre sur la base (aujourd’hui fermée) de Baden-Soellingen, en Allemagne, de 1978 à ‘80. Son travail était alors principalement administratif, mais avec un moment marquant de sa carrière : « Le lieutenant-colonel pour qui je travaillais, c’était un amour cet homme. Je suis même allée faire un tour de CF-104 (un avion de chasse célèbre de l’époque) avec lui, avec la combinaison G des pilotes et tout! »

« On était dans les ‘bunkers’ souterrains dès la pénombre du matin, et on en ressortait de nouveau à la noirceur en soirée. On envoyait les ‘tubes’, les messages codés, vers la zone de guerre. C’était de longues journées, mais j’adorais mon travail. »

De retour au Canada, Francine est demeurée dans l’administration militaire et a changé de base fréquemment jusqu’en 1991. Elle travaillait dans la région de Montréal lorsque la guerre du Golfe a éclaté. Bien qu’elle ne se retrouvait pas en sol étranger cette fois, elle y a tout de même participé directement: « On était dans les ‘bunkers’ souterrains dès la pénombre du matin, et on en ressortait de nouveau à la noirceur en soirée. On envoyait les ‘tubes’, les messages codés, vers la zone de guerre. C’était de longues journées, mais j’adorais mon travail. »

Elle a mis fin à sa carrière militaire en avril 1995 afin de se consacrer à son mari à temps plein, puisqu’il souffrait de sclérose en plaque. Malgré tout, Francine a continué de multiplier ses engagements bénévoles. « Je n’ai jamais arrêté! J’ai commencé à m’occuper d’un corps de Cadets à Chambly, alors que j’étais en service. »

Francine et son petit-fils qui est dans les Cadets.

Elle continue de s’impliquer avec les Cadets dans la région de Québec, où elle réside aujourd’hui, mais également auprès de la Légion avec la Maison Paul-Triquet, où elle rend fréquemment visite aux vétérans lors des anniversaires et des fêtes. Elle est aussi présidente de l’Association des Vétérans Autochtones du Québec, où elle préside des cérémonies plusieurs fois par année pour les vétérans autochtones. Ceux-ci peuvent profiter d’un hommage, de chants sacrés et de la levée des drapeaux qui leurs sont propres. Francine a reçu la Mention élogieuse du ministre des Anciens Combattants pour ses grandes contributions bénévoles au bien-être des vétérans.


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