La guerre dans la paix

Les membres de la 6e Compagnie du Corps du génie royal canadien creusèrent des tunnels à la crête de Vimy, réparèrent des routes près d'Amiens et désamorcèrent des mines après la guerre. Des sous-officiers sont photographiés ici en Belgique, quatre mois après l'Armistice. (Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-4149)

Je n'oublierai jamais la première nuit. Je suis resté debout pendant presque toute cette nuit à regarder les fusées éclairantes qui montaient comme des feux d'artifice au-dessus du No Man's Land, et à écouter les canons et les rafales des fusils et des mitrailleuses.

Sam Glode 43

Sam Glode s'est enrôlé dans le CEC à l'âge de 35 ans à cause de la sécurité qu'offrait la solde régulière du soldat, y compris la nourriture et les vêtements.44 Avant le commencement de la guerre, Glode, un Micmac de la Nouvelle-Écosse, avait été bûcheron, de même que guide de chasse et de pêche. En 1915, il devint soldat d'infanterie et peu après assuma un nouveau poste au sein du Corps du génie royal canadien (RCE) en Belgique et en France.

Pendant la plus grande partie de la Grande Guerre, Glode servit dans une compagnie chargée de creuser des tunnels qui faisait partie de la 6e Compagnie de campagne et bataillon du RCE. La compagnie creusa des tunnels en Belgique, aménagea des tranchées-abris à la crête de Vimy et rapiéça des routes près d'Amiens. À l'annonce de l'Armistice, Glode se trouvait en Belgique, à la veille de gagner la Médaille de conduite distinguée.

Même si la guerre était officiellement terminée, les soldats alliés étaient encore actifs. Le Corps canadien avançait vers l'Allemagne, où il allait plus tard assumer des fonctions d'occupation. La compagnie du caporal Glode était en tête de file. Elle tentait de repérer les mines et les charges de démolition.

Les 19 et 20 novembre, Glode désamorça lui-même 450 charges. Selon la citation : « Il fit preuve d'un zèle extraordinaire dans sa tâche et demeura imperturbable face au danger ».

Sam Glode retourna en Nouvelle-Écosse au printemps de 1919 et il reprit ses occupations de chasse et de guide. Il mourut à l'Hôpital Camp Hill, à Halifax, en 1957.

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