Choisir de continuer à servir en Asie en 1945

Des héros se racontent

Choisir de continuer à servir en Asie en 1945

Transcription
Donc une fois la guerre finie, on vous donne des options, qu’est-ce qui se passe? Une fois que la guerre est finie, c’est à peu près, peut-être bien un mois après, 15 jours, on nous a donné une option. Ils nous ont fait venir chacun notre tour et on avait une option. Soit aller en Asie, ou bien donc la démobilisation, moi c’était mon dernier choix, d’autres c’était leur premier, ou bien l’occupation de l’Allemagne. Moi c’était en Asie, l’occupation et la démobilisation, c’était le dernier. En Asie ils en avaient besoin, c’était correct. Donc on vous a pris d’Allemagne et on vous a amené dans un port à quel endroit? On m’a pris de l’Allemagne et on m’a amené à Aldershot, en attendant le bateau. Quand le bateau est arrivé, mais en attendant il y avait trop de temps avant que le bateau arrive, que les affaires s’organisent, ils nous ont donné 2 passes. De là, finalement la date est venue, ils ont dit OK, tu embarques dans le camion, tu t’en vas en Écosse. OK, on s’en va en Écosse. Là on a embarqué dans le Queen Mary et puis là on était tassé, ôtez-vous de là, c’était deux par « bunks ». Un dormait un soir dans le bunk, l’autre soir il dormait où il pouvait, on prenait notre tour. Moi, le gars qui était dans le « bunk » est resté là, je dormais sur le « deck », c’était bien correct. Vous alliez de quel endroit donc, de l’Écosse jusqu’à? On est partis de l’Écosse puis on s’est en allés à New York, encore. J’ai embarqué à New York et j’ai débarqué à New York. Mais pas sur le même bateau. Mais là le bateau a accosté au quai. On a débarqué du bateau mais avant de débarquer du bateau ils nous ont dit, s’il y en a qui ont de la parenté aux États qui veulent aller visiter leur parenté, ils peuvent. Avant ça on s’en allait chacun chez nous pour une permission de 1 mois. C’était quelque chose, on avait jamais vu ça, une permission de un mois. Mais il y en a quelques-uns qui sont débarqués à New York qui avaient de la parenté aux États. Mais moi c’était chez nous. La guerre était pas terminée encore? La guerre était finie avec l’Allemagne. En Europe elle était finie? Oui, du moment que ça été fini, on était en Allemagne, après on s’est en allés à Aldershot, de là on partait pour aller se battre avec les Américains. C’est pour ça qu’on s’en est revenus à New York. Mais ça c’était entendu que si on signait pour aller en Asie, on avait 1 mois de passe, après ça on avait deux mois de « training » dans le sud des États et après ça on s’en allait en Asie. Moi j’ai dit à mes amis quand je suis revenu et qu’ils ont vu que j’avais signé, ils me regardaient tous, où ce que tu reviens toi? J’étais le seul qui avait fait ça. C’est bien simple, j’ai calculé mon affaire, j’ai dit, ils s’en vont en Asie, moi j’aime l’Armée, il n’y a pas de problème, mais on va avoir un mois de passe, après ça deux mois de « training ». Ça commence à faire pas mal de temps. Entre temps, on part pas d’une place, une fois ça finit ici et tout de suite là. Il y a tout le temps, on va dire deux semaines, des fois un mois d’attente. J’ai dit moi, avec toutes ces affaires-là, ça va faire pas moins de 4 mois. Si elle n’est pas finie en Asie, ça va être bien proche fini. Je ne serai pas là longtemps. Et je m’en vais chez nous avant vous autres. Ils ne me croyaient pas bien bien. Mais ça s’est passé tel que j’avais prévu que ça allait arriver, même plus vite, parce qu’ils sont arrivés avec la bombe atomique. La journée, je ne me rappelle pas de la date, que je me suis rapporté que ma passe était finie, mon mois était fini, la guerre était finie. C’était correct. Est-ce que vous vous rappelez de ça cette journée-là, quand la bombe a explosé, dans les journaux, est-ce que vous avez lu? Non, je n’ai pas regardé les journaux. Quand j’ai arrivé en ville, à Ottawa, par exemple, sur la rue Sparks, c’était des papiers partout. Je savais qu’il s’était passé quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Tout le monde était sorti et célébrait avec du papier de toilette, n’importe quoi, ils jetaient tout ça par les fenêtres, ils étaient contents, tout était fini. C’est de même que je l’ai su. Donc le jour de la fin de la guerre, vous étiez à Ottawa, près de votre famille? Oui, j’étais chez nous, et on l’a pas su. On l’a su le lendemain, c’était bien correct de même. Donc votre guerre s’est fini vous étiez quand même près de chez vous, vous étiez en route pour vous entrainer pour aller en Asie, puis finalement, ça s’est pas passé? Ça s’est pas produit.
Description

M. Farley parle des options que les soldats avaient à la fin de la guerre en Europe en mai 1945 et de son choix de continuer à servir en Asie. Cependant, il se trouvait en permission Ontario à la fin de la guerre en août 1945.

Raymond Farley

Monsieur Farley est né au mois d’octobre 1925 à Crysler, en Ontario. Il s’est enrôlé à 16 ans en 1942 et s’est entrainé au Canada, ainsi qu’en Angleterre avec la 23e Ambulance de campagne, avant de débarquer en France lors du jour J + 1, le 7 juin 1944. Il a soigné des blessés en Normandie, en Belgique, en Hollande, et en Allemagne jusqu’à la fin de la guerre, en mai 1945. Il s’est ensuite porté volontaire pour la guerre dans le Pacifique, mais il était en permission en Ontario et prêt à partir pour l’entrainement en août 1945 lorsque la guerre a pris fin.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Date d’enregistrement :
10 août 2017
Durée :
5:08
Personne interviewée :
Raymond Farley
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Emplacement géographique :
Allemagne
Campagne :
Europe du Nord-Ouest
Branche :
Armée
Unité ou navire :
23e Ambulance de campagne
Grade militaire :
Soldat
Occupation :
Infanterie

Droit d’auteur ou de reproduction

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